samedi, 10 juin 2017 13:21

Instagram et Snapchat évalués comme les pires plateformes pour les jeunes

Instagram et Snapchat sont les pires plateformes de médias sociaux que l'on puisse trouver pour la santé mentale des jeunes, et YouTube a été noté comme la plus positive. C'est ce que suggère une nouvelle étude menée sur les médias sociaux et leur incidence sur la psychologie et la santé mentale de nos enfants.

Le classement figure dans un rapport de la "British Royal Society for Public Health", qui a classé l'impact des sites sur les jeunes.

"Les médias sociaux ont été décrits comme plus addictifs que les cigarettes et l'alcool, et sont maintenant tellement ancrés dans la vie des jeunes qu'il n'est plus possible de les ignorer lorsque l'on parle des problèmes liés à la santé mentale des jeunes", a déclaré Shirley Cramer, le chef Exécutif du RSPH.

Snapchat et Instagram dans le colimateur

Il ajoute : "Il est intéressant de voir le classement d'Instagram et de Snapchat. En effet ils sont classés comme étant les pires au  niveau de la santé mentale et du bien-être. Les deux plateformes sont très axées sur l'image et il semble qu'elles puissent entraîner des sentiments d'insuffisance et d'anxiété chez les jeunes".

Pour l'étude, les chercheurs ont interrogé environ 1 500 jeunes âgés de 14 à 24 ans en provenance de Grande-Bretagne, leur demandant de marquer l'impact des réseaux sociaux sur 14 problèmes de "santé et bien-être". Ceux-ci incluaient l'anxiété, la dépression, la qualité du sommeil, l'image corporelle, la solitude, les amitiés et les connexions avec le monde réel.

Selon le RSPH, YouTube était le plus positif, suivi de Twitter, Facebook puis venaient enfin Snapchat et Instagram.

"Les médias sociaux ont considérablement changé la façon dont nous socialisons, communiquons et forment des relations les uns avec les autres", a déclaré Laci Green, responsable d'une société de santé et YouTuber avec 1,5 million d'abonnés. "Son impact ne peut pas être sous-estimé".

Elle a ajouté que puisqu'Instagram et Facebook "présentent des versions hautement organisées des personnes que nous connaissons et du monde qui nous entoure, il est facile que notre perspective de la réalité soit déformée".

Des solutions ? Les recommandations !

Pour lutter contre l'influence négative des médias sociaux, les chercheurs recommandent d'ajouter des pop-ups qui afficheraient à l'écran un message à l'intention des utilisateurs, mettant l'accent sur le fait qu'une utilisation intensive est nocive. Cette idée est soutenue par 71% des personnes interrogées.

Une autre recommandation est basée sur le fait que les entreprises de médias sociaux qui peuvent faire afficher des messages sur leur plateforme, pourraient permettre aux utilisateurs en détresse de se signaler en ligne puis seraient ensuite orientés vers un service d'aide. Cela a été soutenu par 80% des personnes interrogées. Enfin, près de 70 p. 100 ont déclaré que les médias sociaux devraient noter lorsqu'une photo a été manipulée.

"À mesure que la recherche avance et qu'elle met en avant le fait que véritablement l'utilisation intensive des médias sociaux cause des dommages potentiels, et, à mesure que nous améliorons le statut de la santé mentale au sein de la société, il est important que nous ayons des moyens de contrôles pour rendre les médias sociaux moins nocifs. Surtout quand il s'agit de la santé mentale et du bien-être des jeunes", a déclaré Cramer. "Nous voulons promouvoir et encourager les nombreux aspects positifs des plateformes de réseautage et éviter une situation qui mène à la psychose vis à vis des réseaux sociaux".

Enfin, beaucoup mettent en avant l'utilisation d'outils de surveillance parentaux : filtres, blocages, heures restreintes et...l'utilisation d'applications de contrôle mobile. Ces logiciels ne sont pas que des voyeurs. Ils ont prouvé toute leur efficacité. Que peut faire un parent devant un "ado" accro à Facebbok ou Instagram ? Si l'enfant est déjà âge de plus de 15 ans, il va sans dire que l'interdiction pure et simple à l'accès de sa plateforme préférée n'est pas la solution envisageable.

C'est pourquoi un bon programme d'espionnage qui couvrira toutes les bases de la surveillance sera utile. En effet, ces logiciels de surveillance proposent la surveillance des plateformes de réseautage social comme Facbeook, WhastApp, Snapchat ou encore Instagram pour ne citer qu'eux. L'outil à distance permet aux parents de savoir quels types de messages et de médias sont partagés entre leur enfant et les contacts de ceux-ci.

Enfin, dernière recommandation, la confiance et le dialogue. Un parent à l'écoute et un parent averti. Crier et réprimander ne fera qu'envenimer les choses. Discuter des dangers des médias sociaux avec l'enfant et, lui parler de vos craintes en tant que parents, l'alerter sur les dangers de l'addiction, sont avant tout, le moyen le plus efficace de contrer les dommages potentiels des réseaux sociaux sur la santé mentale de nos enfants.

Dernière modification le samedi, 10 juin 2017 13:28